Nicolas Douchez
Arrivé l’été dernier dans la peau d’un titulaire avant que Leonardo ne décide de recruter Salvatore Sirigu et d’en faire le n°1, l’ancien Rennais doit se contenter d’apparitions dans les deux coupes depuis le début de la saison. A chaque victoire du PSG en Coupe de France, c’est donc un peu de sa saison qu’il prolonge. Mercredi soir, comme souvent, il a gardé sa cage avec beaucoup de sérieux. Efficace sur ses sorties dans les pieds de Jovial, il a réalisé l’arrêt du match à l’heure de jeu sur une grosse frappe du droit de l’attaquant dijonnais que Douchez a détourné d’un magnifique réflexe de la main gauche. « Du bon travail », selon Ancelotti, qui alignera pourtant Sirigu, laissé au repos mercredi, contre Montpellier.
Zoumana Camara
La prise de fonctions de Carlo Ancelotti a eu des allures de sortie de piste pour Zoumana Camara. Depuis que le coach italien a pris l’équipe, « Papus », pourtant excellent durant la première moitié de saison (12 titularisations), a disparu du onze de départ. En 2012, l’ancien défenseur de l’Inter n’a même disputé aucun match de championnat, suivant les deux dernières prestations des Parisiens des tribunes. Comme pour Douchez, il doit donc se contenter de la Coupe de France pour briller. Mais en manque évident de rythme et de compétition, le stoppeur expérimenté du PSG (32 ans) n’a pas toujours semblé très à l’aise face à Brice Jovial, qui lui a posé beaucoup de problèmes en un contre un.
Diego Lugano
Malgré des débuts très hésitants, il était devenu depuis plusieurs matchs le partenaire officiel de Mamadou Sakho en charnière centrale. Mais l’arrivée d’Alex a provoqué une redistribution des cartes soudaines. Et dimanche dernier, pour sa première apparition sur une feuille de match, c’est le Brésilien qui avait été aligné par Ancelotti aux côtés de Sakho. Une décision tactique qui ressemble fort à une passation de pouvoir entre Lugano, l’ancien titulaire en championnat, et Alex, le nouveau. Resté sur le banc face aux Niçois, l’international uruguayen a donc lui aussi dû patienter jusqu’à ce déplacement à Dijon en Coupe de France pour réintégrer le onze de départ. Fébrile en début de partie, il s’est ensuite montré plus autoritaire dans les duels au fil des minutes. Mais le choix d’Ancelotti pour Montpellier semble figé.
Marcos Ceara
Même s’il s’est excusé après la victoire contre Dijon, le début de semaine du Brésilien avait été marqué par sa sortie médiatique dans France Football. Se plaignant ouvertement de son manque de temps de jeu comme du peu de confiance accordée par Ancelotti aux éléments les plus expérimentés de son effectif, Ceara a mis en colère Leonardo. Pourtant, le latéral droit du PSG était titulaire mercredi. Aligné sur le côté… gauche, l’ancien défenseur de l’Internacional avait beaucoup de pression sur les épaules. En le titularisant dans le couloir opposé à celui qu’il occupe habituellement, son entraîneur a d’ailleurs peut-être cherché à piquer au vif son mécontent de la semaine (15 titularisations cette saison). Toujours est-il que Ceara, barré à droite par Bisevac ces derniers temps, a parfaitement assumé ce rôle légèrement contre-nature. « Il n’y a pas de problème avec lui », a avoué Ancelotti après le match. Pas sûr pour autant que le Brésilien joue encore beaucoup de matchs d’ici la fin de la saison.
Clément Chantôme
Depuis sa titularisation du 20 janvier dernier contre Sablé, le jeune milieu de terrain parisien, courtisé par la Premier League (Tottenham, Arsenal), n’avait eu droit qu’à 49 minutes de jeu sur la pelouse de Brest en L1. Et encore, il avait fallu que Sissoko se blesse pour que Chantôme, longtemps blessé, retrouve le plaisir de jouer en championnat. Avec l’arrivée de Thiago Motta au Mercato, l’avènement de Bodmer et la montée en puissance de Sissoko, le jeune joueur de 24 ans, barré par Matuidi, sait qu’il ne pourra manger que des miettes du gâteau. A chaque fois qu’il a sa chance, il répond pourtant présent. En atteste son match de mercredi. Omniprésent dans l’entrejeu, Chantôme n’a jamais compté ses efforts, récupérant énormément de ballons et affichant une entente très intéressante avec Bodmer. Pour rien ?
Guillaume Hoarau
Longtemps blessé, Guillaume Hoarau a retrouvé l’équipe parisienne en fin d’année 2011. Depuis, le Réunionnais joue régulièrement, mais sans pour autant avoir retrouvé une place de titulaire en championnat. Le PSG n’ayant pas enregistré l’arrivée d’un attaquant de classe mondiale (Pato, Tevez…), Hoarau, toujours doublure de Gameiro en pointe (ndlr : Menez a également été utilisé quelques fois comme attaquant axial), peut toutefois espérer profiter des prestations décevantes à répétition de son rival pour grappiller du terrain. Entré en jeu à la place de l’ancien Lorientais à trente minutes de la fin contre Nice, l’international français sait notamment que les matchs de coupes peuvent lui permettre d’inverser la tendance. Malheureusement pour l’ancien Havrais, en manque flagrant de confiance devant le but, il est passé à côté mercredi. Trop lent, il ne s’est jamais montré dangereux et a eu beaucoup de mal à se démarquer.